“¡Rayos y centellas!” suivi de la traduction française

                                                                                           “Air guitar” en la popa.

29 de Febrero

“¡Rayos y centellas!” exclamaría el Capitán Haddock. Cuando lanzó su famosa exclamación (en francés “tonnerre de Brest”, en referencia a los cañones de dicha ciudad), seguramente estaría viviendo una tormenta como la que nos ha custodiado durante toda la noche.

Avanzábamos a la misma velocidad que ella y nunca nos tuvimos que preocupar demasiado, al mantener siempre la separación necesaria. Contemplar el espectáculo de pequeñas bombas atómicas que iluminaban en el horizonte era lo mejor que podíamos hacer. Digo hemos porque estuvimos los dos compadres despiertos  toda la noche; Marco leyendo un rato a ver si conseguía conciliar el sueño  y yo de guardia. A medida que iba calmando, subíamos más vela, sin esperar, puesto que la meteorología nos anunciaba una sustancial bajada de viento. Así que partiendo de dos rizos y trinqueta acabamos la noche con mayor entera y solent.

Es duro mantener un ritmo de competición ahora que Cessna Citation está llegando y, aunque tengan que terminar a nado, llegarían antes que nosotros. Han hecho una buena regata. Me gustó más cuando estuvimos delante, pero hay que reconocer y felicitar su esfuerzo. Me alegro especialmente por Adrián, un tipo excelente que me acogió el primer día en su impresionante casa de Capetown.

Ahora estamos en el centro de una borrasca que se está formando. Por suerte debería pasar rápidamente y pronto encontraremos algo de viento portante que nos disparará hacia la meta. Es una autentica gozada estudiar las previsiones meteorológicas en esta parte del mundo, donde se forman las bajas presiones del Atlántico Sur. No soy el más experto en meteorología, no es mi punto fuerte, pero aquí es fácil entenderlo, se ve todo como un cuadro. Ves los sistemas formarse, ponerse en la línea de salida y ¡pam! arrancar… Se percibe muy bien la interacción entre una borrasca o un anticiclón. Diría que es didáctico!

Estos días, si constatamos que no llegamos al target de velocidad, hallar la causa suele ser fácil: basta con mirar si estamos “pescando algo”. Pasamos buena parte del tiempo quitando las enormes algas que se enganchan en la quilla y los timones. Hace poco quité unas que medían 5 metros de largo, más gruesas y esponjosas que un colchón nórdico. Unas veces no es difícil desprenderse de esta vegetación, otras, hemos de parar el barco e incluso intentar, (a vela no es fácil), dar marcha atrás…

Entre rizo y rizo y alga y alga, recibí una felicitacion en www.hugoramon.com. Era de la familia Cadiz, fareros del Cabo de Hornos. Comentaban que intentaron establecer contacto por VHF con nosotros, pero pasamos demasiado lejos. “¡Financial Crisis, Financial Crisis, Financial Crisis, aquí Cabo de Hornos…” De haberse producido la conexión hubiese sido de película. Es uno de los mensajes de felicitación que más nos ha  ilusionado a Marco y a mi. Un sueño de infancia. Ojalá una próxima vez podamos charlar un rato.

Quedan 530 millas para la llegada en Punta del Este, Uruguay y  en nuestra lejana y hipotética vuelta a la península Ibérica ya estaríamos en el Mediterráneo.  Las 500 ultimas millas  las suelo asociar a una Mare Nostrum ( regata Garraf-Baleares por estribor-Barcelona). Fue mi primera victoria en solitario. Tenía 17 años, estoy seguro que me dejaron ganar, y jamás lo olvidaré. Queda por lo tanto un poco más que una Mare Nostrum

Menos mal que escribo y no hablo, porque este humilde pinche no podría pronunciar palabra: tengo actualmente la boca llena. Investigando un poco he descubierto Lacasitos en una bolsa de comida que nunca utilizaré, espero haber llegado antes. No puedo dejarla así. En tierra no soy goloso, pero… ¿océano, en que me estás convirtiendo???

Añado una naranja y melón bien fresco a mi particular carro de la compra,  cuando llegue a tierra firme.

Alguna vez he comentado que asocio recuerdos a olores, intensidades de luz y como todo el mundo, a sonidos.  Si la canción a continuación no es del todo de mi estilo me gusta oirla, ha sido la ruidosa telonera de un buen momento entre amigos. Franz Ferdinand pertenece a la banda sonora de mi vida social. Hoy ha sonado Take me out  y con los poderes que me otorga Neptuno, te nombro nº1 oceánico de hoy. Te has merecido un  air guitar  en la popa del barco.

Buenas noches desde Financial Crisis en 42º51S, 60º 44W –  S.O.G: 5.39 KtsC.O.G: 340º – TWS 7,4 Kts. Configuración vélica: mayor entera y A6 (es lo que hay…). Hoy estamos en las antípodas de Uzbequistán.Un saludo para ellos.

29 février

“Tonnerre de Brest!” se serait exclamé le Capitaine Haddock. Quand il  lança son célèbre juron (en référence aux canons de cette ville), il  était sûrement en train de vivre une tempête comme celle qui nous a  accompagnés toute la nuit.

Nous avançons aussi vite qu’elle, mais comme nous gardons toujours la distance nécessaire elle ne nous cause aucun souci. Le mieux que nous pouvions faire, c’était de profiter du spectacle  de ces petites bombes atomiques qui incendiaient l’horizon… Je dis “nous” parce que nous étions tous les deux bien réveillés pendant toute la nuit; Marco en train de lire parce qu’il n’arrivait pas à dormir, et moi de garde. À mesure que ça se calmait, nous montions un peu plus de voile, sans attendre, puisque la méteo nous augurait une importante accalmie. La nuit a commencé avec deux ris et trinquette, et s’est terminée avec  la grand voile haute et le solent.

Il est difficile de maintenir un rythme de compétition alors que Cessna Citation est en train d’arriver. Même s’ils devaient terminer à la nage, ils arriveraient avant nous. Ils ont fait une bonne régate. J’avais bien apprécié quand on était devant, mais il faut reconnaître leur effort et les féliciter. Et je suis très content pour Adrian, un type très sympa qui m’avait accueilli dans sa super maison la première nuit à Capetown.

Nous sommes maintenant au cœur d’une dépression qui est en train de se former. Elle devrait passer assez rapidement et  sous peu nous allons bénéficier d’un vent portant qui nous propulsera vers le but. C’est un vrai bonheur d’étudier les prévisions météo dans cette partie du monde, là où se forment les basses pressions de l’Atlantique Sud. Je ne suis pas un expert en météo, mais ici tout est facile à comprendre, comme sur un schéma. On voit les systèmes se former, se placer sur la ligne de départ, et vlan, les voilà qui  démarrent… On perçoit parfaitement l’interaction entre une dépression et un anti-cyclone. Je dirais que c’est même didactique.

Ces jours-ci, si nous nous rendons compte que notre vitesse n’est pas celle du target, c’est assez facile d’en trouver l’explication: Il suffit de vérifier si nous n’avons pas “pêché quelque chose”. C’est nous passons une bonne partie du temps à retirer des algues qui se sont accrochées à la quille et aux safrans. Tout à l’heure j’en ai retiré qui mesuraient cinq mètres de long, plus épaisses et spongieuses qu’un matelas de mousse. Il y a des fois où ce n’est pas très compliqué de se défaire de toute cette végétation, mais d’autres où il faut arrêter le bateau, et même essayer de faire marche arrière (à la voile!)

Entre une paire de ris et quelques paquets d’algues, j’ai reçu un message de félicitation sur mon site www.hugoramon.com. Il émanait de la famille Cadiz, gardiens du phare du Cap Horn. Ils me disaient qu’ils avaient tenté d’établir un contact VHF avec nous, mais que nous sommes passés trop loin. “¡Financial Crisis, Financial Crisis, Financial Crisis, ici Cap Horn…” Si cette connexion avait pu avoir lieu, ça aurait été comme dans un film. C’est l’un des messages de félicitation qui nous a le plus émus, Marco et moi. Un rêve de gosse. J’aimerais bien qu’une prochaine fois on puisse parler un peu.

Il reste 530 milles jusqu’à l’arrivée à Punta del Este, Uruguay et dans notre lointain et hypothétique tour de la Péninsule Ibérique à la voile, nous serions déjà en Méditerranée. Pour moi, ces dernières 500 milles  sont associées à une Mare Nostrum ( régate Garraf-Baleares à tribord-Barcelone). Ça a été ma première victoire en solitaire. J’avais 17 ans, et je suis sûr qu’on m’a laissé gagner… C’est quelque chose que je n’oublierai jamais. Donc il reste un peu plus que pour une Mare Nostrum

Heureusement que ce compte rendu est écrit et pas oral, car l’humble gargotier que je suis ne pourrait pas articuler un mot: j’ai en ce moment la bouche pleine. C’est qu’en fouillant un peu j’ai découvert un sachet de Lacasitos (dragées de chocolat) dans  une paquet de nourriture que nous n’allons pas ouvrir, j’espère que nous serons arrivés avant. Sur terre je ne suis pas gourmand, mais… Océan, océan, qu’est ce que tu me fais devenir?

J’ajoute donc une orange et une tranche de melon bien frais à mon charriot, quand je serai sur la terre ferme.

L’autre jour je commentais que j’associais les souvenirs à des odeurs, des intensités de lumière, et comme tout le monde, à des sons. Bien que la chanson que je vais citer ne soit pas tout à fait dans mon style, j’aime bien l’écouter, car elle a accompagné de bons moments entre amis. Franz Ferdinand fait partie de la bande son de ma vie sociale. Aujourd’hui c’est Take me out  qui a retenti dans mes écouteurs, et de par les pouvoirs que m’a concédés Neptune, je te nomme nº1 océanique du jour. Tu t’es mérité un air guitar  à l’avant du bateau.

Bonne nuit à bord du Financial Crisis par 42º51S, 60º 44W –  S.O.G: 5.39 Kts

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4 pensamientos en ““¡Rayos y centellas!” suivi de la traduction française

  1. Francesca dice:

    ¡ Qué bien, hugo!

    ¡ Qué emocionante el mensaje de los fareros del Cabo de Hornos!

    Muchos besos

  2. Andrés Mata dice:

    Hugo, desde Garraf sería un placer tenerte entre nosotros ya sea para tomarte unas birras y hacer una salidilla de esas en las que prima la conversación (no te creas bajo la escusa de buena comida estaremos atentos y tomando nota de como trimas y navegas :p)

    Por lo demás este año, una vez más se volverá a hacer la Marenostrum, a ver si alguno nos animamos… lo que no sé, es si resistiré, entre algunas de las cosas bonitas que hacen sonreír y que tiene tu isla, de parar a tomar una caldereta…

    Un abrazo y buena proa, que falta poco.
    Andrés Mata

  3. Francesca dice:

    Je ne peux pas résister à la tentation!

    “Tournesol: – Capitaine! … Capitaine! … Le bateau avance!
    Haddock: – Eh bien, que voulez-vous qu’il fasse? Qu’il danse le menuet? ”

    !!!! … !!!

  4. petit à petit …vous gagnez les miles vers l’arrivée. comme tu dis ce qui compte c’est l’aventure! tu n’as pas fini de raconter….
    allez marins bon vent gros bisous à vous deux. kris
    merci Michèle pour la traduc, cela nous permet quand même de suivre plus ”correctement ” les péripéties de Zugo car le traducteur de google devrait se relire… il faut souvent chercher ce qu’il a voulu dire….

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