Hoy seré brève… suivi de la traduction française

24 febrero

Seré breve: me toca disfrutar… Después de una trabajada noche con encalmadas y repentinos chubascos que nos tumbaban, se hizo de día. Grandioso.

Estamos pasando por las montañas nevadas y los glaciares de Tierra de Fuego. Es absolutamente espectacular. Aunque sigan siendo parajes desoladores: ¡qué contraste con la inmensidad del mar!

Nos custodian miles de albatros que en grupos, nos indican el camino. Intento fotografiar uno de cerca, no hay manera…

En breve nos vamos a adentrar en el estrecho de Le Maire y dejaremos la Isla de los Estados a estribor. Por aquí solo es posible pasar cuando la meteorología acompaña, como ahora. Si no, por fuera…

Para posicionarnos bien ante los vientos y la corriente, estamos trasluchando constantemente, razón por la cual no puedo dedicar mucho tiempo a escribir.

He charlado unos minutos por radio VHF con un barco de pesca, con capitán Vigues…  Ha sido genial hablar castellano por primera vez en un mes… Y en los confines del mundo. Me ha comentado que hicimos bien en no pasar Hornos hace dos días. Según él fue inhumano. Imposible pescar en su enorme pesquero. No hubiésemos pasado.

Nos quedan alrededor de 1250 millas, la misma distancia que de la isla de Madeira a las Islas de Cabo Verde, ambas de habla portuguesa.

Hoy el B(Hug)llí estaba a tope de pájaros comensales, muy ruidosos, por cierto, y nuestra comida ha sido frugal: un simple liofilizado: tartiflette Savoyarde. Como estaba bien seca un rio de aceite de oliva la ha convertido en mel d’abella! Energía suficiente para volver al trabajo, eso si, con un puñado de pasas en la mano…

Mi Ipod empieza a fallar, ha caido al agua dos veces en dos días así que no tentemos al destino, no busquemos más, y otorguemos el nº1 a “Fallen Angel”, Alphaville. Magnífica, pero ayer dejamos el listón demasiado alto.

Buenas noches desde “Financial Crisis”, en 54º59S, 65º12W, con toda América Latina, Central y Norteamérica sobre nuestra cabeza, según muestra la cartografia. ¡Como se caiga nos hará un chichón!

S.O.G: 7.8 knts – c.o.g: 15º – T.W.S: 13 Kts. Configuración vélica: mayor entera y A6 (desgraciadamente..)

 

24 février

Je serai bref: j’ai gagné le droit de souffler un peu… Après une nuit de travail avec des calmes suivis d’averses soudaines qui couchaient le bateau, le jour a fini par se lever. Grandiose.

Nous sommes en train de passer près des montagnes enneigées et des glaciers de la Terre de Feu. Paysages absolument spectaculaires, malgré leur désolation. Quel contraste avec l’immensité de la mer.

Ce sont des milliers d’albatros, en groupe, qui nous surveillent et nous indiquent le chemin. Pas moyen d’en photographier un de près, malgré mes tentatives.

Bientôt nous allons entrer dans le détroit de Le Maire et nous laisserons l’île des États à tribord. On peut seulement l’enfiler quand la météo le permet, comme c’est le cas aujourd’hui. Sinon, on passe par l’extérieur…

Pour bien nous placer par rapport aux vents et aux courants, nous empannons constamment, ce qui ne me laisse guère le temps d’écrire…

J’ai pu parler quelques minutes par VHF avec un bateau de pêche, avec le capitaine Vigues…  Génial de parler Espagnol pour la première fois depuis un mois…  en étant au bout du monde. Il m’a commenté que nous avons bien fait de ne pas passer le Horn deux jours auparavant, selon lui les conditions y étaient épouvantables. Impensable pour lui de pêcher avec son énorme bateau de pêche. Nous n’aurions pas pu passer..

Il nous reste environ 1250 milles, la même distance que celle qui sépare l’île de Madère de celles du Cap Vert, toutes deux de langue portugaise.

Aujourd’hui le B(Hug)llí était rempli d’oiseaux invités, très bruyants, et notre repas a été frugal, un simple lyophilisé: tartiflette Savoyarde. Comme elle était un peu sèche, un filet d’huile d’olive l’a transformée en délices des dieux. Un apport suffisant d’énergie pour reprendre le travail, avec quand même une poignée de raisins secs dans la main.

Mon Ipod a commencé à débloquer, il est tombé dans l’eau deux fois en deux jours, alors ne tentons pas la chance, ne cherchons pas plus, nous décernerons le 1º prix à “Fallen Angel”, Alphaville. Superbe, mais le niveau de hier était très haut.

Bonne nuit à bord du “Financial Crisis”, par 54º59S, 65º12W, avec toute l’Amérique latine, l’Amérique Centrale et l’Amérique du Nord au dessus de notre tête, comme le montrent bien les cartes. Si ça nous tombe dessus ça va faire mal au crâne.

S.O.G: 7.8 knts – c.o.g: 15º – T.W.S: 13 Kts. Configuration des voiles : grand voile haute et A6 (hélas..)

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3 pensamientos en “Hoy seré brève… suivi de la traduction française

  1. Carlos Martinez Blanco dice:

    Ya tienes pendiente en la oreja, jajajajaa muy bien merecido. Un abrazo

  2. bravo bravo… que fais tu sur cette photo?? tu te perces quand meme pas l’oreille pour mettre les trois boucles?
    chez nous soleil et ciel bleu… j’espere que ca commence à se réchauffer pour vous…
    bisous

  3. mieux lorsque c’est traduit…. merci ma soeur bises kris

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