Archivos Mensuales: febrero 2012

“¡Rayos y centellas!” suivi de la traduction française

                                                                                           “Air guitar” en la popa.

29 de Febrero

“¡Rayos y centellas!” exclamaría el Capitán Haddock. Cuando lanzó su famosa exclamación (en francés “tonnerre de Brest”, en referencia a los cañones de dicha ciudad), seguramente estaría viviendo una tormenta como la que nos ha custodiado durante toda la noche.

Avanzábamos a la misma velocidad que ella y nunca nos tuvimos que preocupar demasiado, al mantener siempre la separación necesaria. Contemplar el espectáculo de pequeñas bombas atómicas que iluminaban en el horizonte era lo mejor que podíamos hacer. Digo hemos porque estuvimos los dos compadres despiertos  toda la noche; Marco leyendo un rato a ver si conseguía conciliar el sueño  y yo de guardia. A medida que iba calmando, subíamos más vela, sin esperar, puesto que la meteorología nos anunciaba una sustancial bajada de viento. Así que partiendo de dos rizos y trinqueta acabamos la noche con mayor entera y solent.

Es duro mantener un ritmo de competición ahora que Cessna Citation está llegando y, aunque tengan que terminar a nado, llegarían antes que nosotros. Han hecho una buena regata. Me gustó más cuando estuvimos delante, pero hay que reconocer y felicitar su esfuerzo. Me alegro especialmente por Adrián, un tipo excelente que me acogió el primer día en su impresionante casa de Capetown.

Ahora estamos en el centro de una borrasca que se está formando. Por suerte debería pasar rápidamente y pronto encontraremos algo de viento portante que nos disparará hacia la meta. Es una autentica gozada estudiar las previsiones meteorológicas en esta parte del mundo, donde se forman las bajas presiones del Atlántico Sur. No soy el más experto en meteorología, no es mi punto fuerte, pero aquí es fácil entenderlo, se ve todo como un cuadro. Ves los sistemas formarse, ponerse en la línea de salida y ¡pam! arrancar… Se percibe muy bien la interacción entre una borrasca o un anticiclón. Diría que es didáctico!

Estos días, si constatamos que no llegamos al target de velocidad, hallar la causa suele ser fácil: basta con mirar si estamos “pescando algo”. Pasamos buena parte del tiempo quitando las enormes algas que se enganchan en la quilla y los timones. Hace poco quité unas que medían 5 metros de largo, más gruesas y esponjosas que un colchón nórdico. Unas veces no es difícil desprenderse de esta vegetación, otras, hemos de parar el barco e incluso intentar, (a vela no es fácil), dar marcha atrás…

Entre rizo y rizo y alga y alga, recibí una felicitacion en www.hugoramon.com. Era de la familia Cadiz, fareros del Cabo de Hornos. Comentaban que intentaron establecer contacto por VHF con nosotros, pero pasamos demasiado lejos. “¡Financial Crisis, Financial Crisis, Financial Crisis, aquí Cabo de Hornos…” De haberse producido la conexión hubiese sido de película. Es uno de los mensajes de felicitación que más nos ha  ilusionado a Marco y a mi. Un sueño de infancia. Ojalá una próxima vez podamos charlar un rato.

Quedan 530 millas para la llegada en Punta del Este, Uruguay y  en nuestra lejana y hipotética vuelta a la península Ibérica ya estaríamos en el Mediterráneo.  Las 500 ultimas millas  las suelo asociar a una Mare Nostrum ( regata Garraf-Baleares por estribor-Barcelona). Fue mi primera victoria en solitario. Tenía 17 años, estoy seguro que me dejaron ganar, y jamás lo olvidaré. Queda por lo tanto un poco más que una Mare Nostrum

Menos mal que escribo y no hablo, porque este humilde pinche no podría pronunciar palabra: tengo actualmente la boca llena. Investigando un poco he descubierto Lacasitos en una bolsa de comida que nunca utilizaré, espero haber llegado antes. No puedo dejarla así. En tierra no soy goloso, pero… ¿océano, en que me estás convirtiendo???

Añado una naranja y melón bien fresco a mi particular carro de la compra,  cuando llegue a tierra firme.

Alguna vez he comentado que asocio recuerdos a olores, intensidades de luz y como todo el mundo, a sonidos.  Si la canción a continuación no es del todo de mi estilo me gusta oirla, ha sido la ruidosa telonera de un buen momento entre amigos. Franz Ferdinand pertenece a la banda sonora de mi vida social. Hoy ha sonado Take me out  y con los poderes que me otorga Neptuno, te nombro nº1 oceánico de hoy. Te has merecido un  air guitar  en la popa del barco.

Buenas noches desde Financial Crisis en 42º51S, 60º 44W –  S.O.G: 5.39 KtsC.O.G: 340º – TWS 7,4 Kts. Configuración vélica: mayor entera y A6 (es lo que hay…). Hoy estamos en las antípodas de Uzbequistán.Un saludo para ellos.

29 février

“Tonnerre de Brest!” se serait exclamé le Capitaine Haddock. Quand il  lança son célèbre juron (en référence aux canons de cette ville), il  était sûrement en train de vivre une tempête comme celle qui nous a  accompagnés toute la nuit.

Nous avançons aussi vite qu’elle, mais comme nous gardons toujours la distance nécessaire elle ne nous cause aucun souci. Le mieux que nous pouvions faire, c’était de profiter du spectacle  de ces petites bombes atomiques qui incendiaient l’horizon… Je dis “nous” parce que nous étions tous les deux bien réveillés pendant toute la nuit; Marco en train de lire parce qu’il n’arrivait pas à dormir, et moi de garde. À mesure que ça se calmait, nous montions un peu plus de voile, sans attendre, puisque la méteo nous augurait une importante accalmie. La nuit a commencé avec deux ris et trinquette, et s’est terminée avec  la grand voile haute et le solent.

Il est difficile de maintenir un rythme de compétition alors que Cessna Citation est en train d’arriver. Même s’ils devaient terminer à la nage, ils arriveraient avant nous. Ils ont fait une bonne régate. J’avais bien apprécié quand on était devant, mais il faut reconnaître leur effort et les féliciter. Et je suis très content pour Adrian, un type très sympa qui m’avait accueilli dans sa super maison la première nuit à Capetown.

Nous sommes maintenant au cœur d’une dépression qui est en train de se former. Elle devrait passer assez rapidement et  sous peu nous allons bénéficier d’un vent portant qui nous propulsera vers le but. C’est un vrai bonheur d’étudier les prévisions météo dans cette partie du monde, là où se forment les basses pressions de l’Atlantique Sud. Je ne suis pas un expert en météo, mais ici tout est facile à comprendre, comme sur un schéma. On voit les systèmes se former, se placer sur la ligne de départ, et vlan, les voilà qui  démarrent… On perçoit parfaitement l’interaction entre une dépression et un anti-cyclone. Je dirais que c’est même didactique.

Ces jours-ci, si nous nous rendons compte que notre vitesse n’est pas celle du target, c’est assez facile d’en trouver l’explication: Il suffit de vérifier si nous n’avons pas “pêché quelque chose”. C’est nous passons une bonne partie du temps à retirer des algues qui se sont accrochées à la quille et aux safrans. Tout à l’heure j’en ai retiré qui mesuraient cinq mètres de long, plus épaisses et spongieuses qu’un matelas de mousse. Il y a des fois où ce n’est pas très compliqué de se défaire de toute cette végétation, mais d’autres où il faut arrêter le bateau, et même essayer de faire marche arrière (à la voile!)

Entre une paire de ris et quelques paquets d’algues, j’ai reçu un message de félicitation sur mon site www.hugoramon.com. Il émanait de la famille Cadiz, gardiens du phare du Cap Horn. Ils me disaient qu’ils avaient tenté d’établir un contact VHF avec nous, mais que nous sommes passés trop loin. “¡Financial Crisis, Financial Crisis, Financial Crisis, ici Cap Horn…” Si cette connexion avait pu avoir lieu, ça aurait été comme dans un film. C’est l’un des messages de félicitation qui nous a le plus émus, Marco et moi. Un rêve de gosse. J’aimerais bien qu’une prochaine fois on puisse parler un peu.

Il reste 530 milles jusqu’à l’arrivée à Punta del Este, Uruguay et dans notre lointain et hypothétique tour de la Péninsule Ibérique à la voile, nous serions déjà en Méditerranée. Pour moi, ces dernières 500 milles  sont associées à une Mare Nostrum ( régate Garraf-Baleares à tribord-Barcelone). Ça a été ma première victoire en solitaire. J’avais 17 ans, et je suis sûr qu’on m’a laissé gagner… C’est quelque chose que je n’oublierai jamais. Donc il reste un peu plus que pour une Mare Nostrum

Heureusement que ce compte rendu est écrit et pas oral, car l’humble gargotier que je suis ne pourrait pas articuler un mot: j’ai en ce moment la bouche pleine. C’est qu’en fouillant un peu j’ai découvert un sachet de Lacasitos (dragées de chocolat) dans  une paquet de nourriture que nous n’allons pas ouvrir, j’espère que nous serons arrivés avant. Sur terre je ne suis pas gourmand, mais… Océan, océan, qu’est ce que tu me fais devenir?

J’ajoute donc une orange et une tranche de melon bien frais à mon charriot, quand je serai sur la terre ferme.

L’autre jour je commentais que j’associais les souvenirs à des odeurs, des intensités de lumière, et comme tout le monde, à des sons. Bien que la chanson que je vais citer ne soit pas tout à fait dans mon style, j’aime bien l’écouter, car elle a accompagné de bons moments entre amis. Franz Ferdinand fait partie de la bande son de ma vie sociale. Aujourd’hui c’est Take me out  qui a retenti dans mes écouteurs, et de par les pouvoirs que m’a concédés Neptune, je te nomme nº1 océanique du jour. Tu t’es mérité un air guitar  à l’avant du bateau.

Bonne nuit à bord du Financial Crisis par 42º51S, 60º 44W –  S.O.G: 5.39 Kts

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¿El mundo será grande o pequeño?

28 de Febrero

Las olas vuelven a romper sobre cubierta y estamos bajo un cielo gris, poco motivante: lloran los ángeles sobre nuestras cabezas… ¡ No apetece mucho estar fuera!

Esta última noche fue diferente. No acabábamos de encontrar el barco equilibrado y estuve unas cuantas horas a la caña, escota en mano. Caza, suelta, carro abajo, carro arriba, barber in, barber out, rizo arriba, rizo abajo y al final cambio de vela de proa. Volví a sentir el placer de las horas a la intemperie, sin demasiado frío. Los más de 25 pesqueros factoría que nos rodeaban,  sus potentes luces unidas a la humedad en el ambiente, creaban una escena misteriosa y sobrecogedora. Las sensaciones me transportaron al ambiente fantasmagórico que envuelve el puerto de carga en la muy recomendable película Sospechosos habituales.

Es interesante notar el respeto que le tenemos al SUR. He notado una rápida evolución en lo que a maniobras se refiere. En el Sur, supongo que debido a la fuerza del viento, siempre nos despertábamos el uno al otro para hacer los cambios de vela. La lejanía con tierra, aunque sólo sea algo psicológico, nos afectaba. En cambio, estos últimos días, no han sido pocas las veces en que nos hemos despertado con una configuración de velas diferente a la que llevábamos al irnos a dormir. Eso sí, no dejamos de tener cuidado y nos mentalizamos mucho en llevar siempre el arnés. ¡Que no se repita lo que ocurrió al co-skipper de Conrad en la pasada etapa. La organización nos pidió que lo mantuviésemos en secreto en su tiempo: Sam Goodchild cayó al agua  48h antes de cruzar la línea de llegada con Cessna Citation. Sucedió durante un cambio de vela. Debió de sentirse confiado, llegando a casa. Calculó mal, se desequilibró y en medio de la noche desapareció en las aguas del Pacífico Sur. Conrad estuvo más de media hora buscando una aguja en un pajar, y de casualidad pudo encontrarlo cuando el joven británico ya perdía fuerzas y esperanza.

Algunas personas tienen un ángel de la guarda. Lo tuvo Sam, también lo tuvo  Christian. Lo rescaté, casi sin quererlo, en medio del Atlántico en una ventosa noche. Ocurrió durante la Transat 650 en el año 2005. Pasó por la borda de su mini. Sin chaleco salvavidas, sin radiobaliza, sin luz… Encontrarle fue todo un milagro y una sorpresa. No conozco muchos más ejemplos de gente que haya sobrevivido a tales situaciones. Sueño con desarrollar algún sistema nuevo de radiobaliza, sin perder de vista que nada es más importante que mantenerse unido al barco. Por si acaso, hago todo lo posible para no engrosar las estadísticas y me ato lo más que puedo.

Mi madre me escribió hace unos días: “Entonces dime, ¿el mundo es grande, es pequeño o ambas cosas a la vez?”  Me interesó la pregunta, y me puse a cavilar. Más todavía me gustó su sugerencia: ¿ambos cosas? Me daba una salida a una pregunta a la que todavía no soy capaz de responder. Solo sé que ahora estamos a 700 millas de la llegada. Por momentos me parece mucho, por momentos me parece poco… En nuestra comparación con una vuelta a la Península estaríamos a la altura de Faro, Portugal, a punto de adentrarnos en el Mediterráneo…

Ahora quedan menos millas que ayer, cambiamos la sección menú de a bordo por el que nos gustaría degustar en tierra. Este Chef cuelga el gorro momentáneamente para soñar despierto. Tengo una ilusión como amiga: capricho de empanada mallorquina. Vendería mi Bullí oceánico por un simple trozo de este producto de mi tierra. ¡Ya queda poco!

Y la canción de hoy será Far from home. No es mi preferida pero está sonando ahora mismo en mis orejas: será el nº1 de hoy. Más explicita imposible.

Yo también tengo un sitio llamado hogar al que llegaré el día 8 de Marzo.

Buenas noches desde  Financial Crisis en 45º 50S, 61º32W – S.O.G: 8,1Kts C.O.G: 20º – TWS: 28 kTS.

Configuración vélica: mayor con dos rizos y trinqueta.

Hoy quiero dar la enhorabuena a Philippa, de Phesheya Racing por haber pasado Cabo de Hornos por primera vez. ¡Animo chicos, también estáis cerca!

Acabar lo que se ha empezado…

 Disfrutando en la terracita, por primera vez en esta etapa…

27 de Febrero.

Nos ha llegado un poco de la tranquilidad que tanto deseábamos. El viento ha calmado y mientras se anuncia otro drástico cambio de condiciones me he quitado el traje seco un rato, más que nada para respirar. Estar encerrado tantas horas hacía sentirme el niño bola (Bart en uno de los capítulos de Los Simpson) No todo es perfecto y las condiciones inestables nos hacen estar al loro (“au taquet” como dicen nuestros vecinos franceses), trimando velas muy fecuentemente. Todo sea para mantener el espíritu de competición e sacar una centésima más de velocidad al ya cansado Financial Crisis. Ayer nos dió un par de sustos: en cuestión de un minuto explotó literalmente una polea y tuvimos muerte cerebral de nuestro piloto automático primario. Hoy, extrañamente, ha salido del coma…

Hemos cambiado en un santiámen del más deshabitado lugar del planeta a una zona de interés comercial. Es como pasar de una caseta de retiro en Valldemossa a una fiesta de verano en Magalluf. El radar vuelve a estar en marcha, no por mantenernos ahora alejados de hipotéticos icebergs, sino para evitar una colisión con los colosales supertankers, demasiado grandes para transitar por el Canal de Pánama y que se desvían por Hornos. Espero que pasar cabo de Hornos en un superpetrolero no les de la potestad de ponerse un aro en la oreja izquierda. ¡Aunque sea el mismo cabo, dudo que la aventura sea la misma!

Empiezo a darme cuenta que esta aventura está llegando a su fin. Sé que no está nada bien, primero hay que acabar lo que se ha empezado, pero no puedo evitar pensar en embarcarme de nuevo, a ser posible en solitario. (Después de una decente temporada en tierra, claro está…). Acabé la primera etapa de Palma a Capetown con Cessna Citation, y  entré de rebote  en el proyecto de Marco Nannini. No hemos tenido tiempo para desarrollar, solo navegar.  Por mucho que las cosas funcionen, siempre uno haría las cosas a su manera. ¡Me como mucho el coco, si no sería muy aburrido! Pienso en detalles como sistemas de maniobra, organización a bordo etc, detalles muy personales que hacen disfrutar un proyecto propio de vez en cuando. Por suerte sé adaptarme a cualquier tiquismiquis como yo mismo, o por el contrario al más trasto de los skippers a cuanto organización se refiere.

Viendo el final de esta vuelta al mundo estoy empezando a tener pánico. Me quedan pocas millas, mucho por aprender y necesitaré algo de tiempo para hacer un balance de este largo viaje. Más prosaicamente estoy repasando y apuntando todo lo que mejoraría, inventaría o desecharía en el futuro, con tal de ser más eficiente. No dejaré pasar cualquier oportunidad que se presenta, por pequeña que sea.  A otro proyecto me enfrentaré.

Quedan 850 millas para la llegada, menos que las 1000 millas de calificación fuera de regata para disputar una Transat 650. Tardé 14 días en completar el tortuoso recorrido por el Mediterráneo. Tenía 18 años, y supongo que aún conservo el dudoso honor de haber sido el más lento en completar este circuito…

En nuestro símil con una vuelta a la Península, hoy estaríamos a la altura de Lisboa…

Queda poco, ya me permito soñar. Un buen chef del Bulli-mix debe siempre mirar hacia delante. Esta más que decidido que no voy a comer noodles chinos en una temporada, pero más claro todavía es que necesitaré urgentemente en mi plato una buena porción de… (Si lleváis siguiendo el blog desde el inicio lo sabréis: tarta de queso!)

Durante mi guardia de noche, descubrí una canción digna de esta sección, podía convertirse en el nº1, pero… desconocía su nombre. Nada más fácil: email a casa… y misterio resuelto. Es “How verso are you” de Vargas Blues Band. Aquí está, gracias papá, gracias Google..

Buenas noches desde Financial Crisis en 48º17S, 61º52W – S.O.G: 7.2Kts C.O.G: 20º – TWS: 8,3Kts.

 

Pantocazos y corriente en contra. Suivi de la traduction française

26 Febrero.

Día horroroso. De lo peor que recuerdo en esta Vuelta al Mundo, aunque he de  reconocer que mi memoria es muy selectiva. Estoy malhumorado, desanimado y no veo fin a esta sádica prueba de los elementos. Como no hay mucho fondo la secuencia entre olas es corta, muy corta. Los hasta 45 nudos que tenemos han levantado paredes de agua contra las cuales nos estrellamos constantemente. He llegado a contar más de 3 segundos de caída libre, lo que provoca un aterrizaje espantoso. Noto como el barco se dobla de proa a popa, la jarcia se destensa y el bulbo de la quilla inicia singladuras en solitario. Cuando todo el conjunto vuelve a sitio, el barco se arquea, te escupe y te ningunea. He aprendido a ser un hombre pacifico, mi profesión lo requiere, pero ahora estoy volviendo a sentir fantasmas que me harían gritar, pegar patadas, arrancarme el pelo y decir cosas que no siento… En fin cualquier cosa por intentar maquillar la realidad y afrontar el problema: nos queda un buen trecho así…

La navegación es muy lenta. Entre pantocazos y corriente en contra he llegado a leer solo 4 miserables nudos de velocidad… Por si fuese poco, no vamos a rumbo, y nuestra velocidad proyectada a la llegada (CMG) se hace aún mas insignificante. 1000 millas que parecían accesibles se están convirtiendo, ellas solas, en todo un reto. Y sí, estoy aquí porque quiero: lo malo me hace apreciar lo menos malo, pero tantos ejemplos no me hacían falta…

Hemos entrado en aguas argentinas, tierra de buenos amigos que nos van a custodiar hasta la llegada. Actualmente estamos a equidistancia del continente y de un vivo recuerdo bélico: las Islas Falkland o Malvinas.

Como más o menos tengo claro que toca ceñir, solo miro la meteo detenidamente para saber con que vestimenta he de dormir: Si en breve sé que aumentará el viento y habrá que hacer un cambio de vela, no me acomodo del todo. Y si, como hoy, quizá los dos tengamos que salir rapidísimo, mejor no quitarse ni el traje seco, ni las botas, con la seguridad de dormir frío e incomodo.

Estaba tan cansado que ni he reaccionado cuando Marco ha intentado encender el generador unas 100 veces antes de que se pusiese en marcha. Vamos cortos de combustible, lo que junto a la escora y a los golpes dificulta el encendido. Con estas condiciones es impensable poner el hidro-generador en el agua. Y el tímido rayo de sol que se asoma cada muchas horas no basta ni de lejos para cargar algo de baterías a través de nuestras placas solares..

Es notable la diferencia de objetivos al dormir cuando navegas en solitario o a dos. Cuando voy solo intento agudizar la oreja, como un perro. Cualquier señal puede ser importante, tanto para la seguridad como para las prestaciones en regata. Por el contrario, como ha pasado hoy, en doble sabes que tu compañero controla la situación, y si no te llama intentas seguir descansando. Es primordial  abstraerse lo máximo para dejar de lado estos “ruidos” y dormir lo más beneficiosamente posible…

Hoy, comparando nuestras millas restantes a las de una Vuelta a España, estaríamos en Vigo, a unas muy aproximadas 1000 millas de Barcelona.

Dicen que todos los grandes cocineros tienen un vicio alimentario inconfesable. Generalmente una enorme guarrada, fruto de la máxima aglomeración de productos químicos. En mi caso sí lo voy a confesar: casi he llorado de alegría cuando abriendo nuestra bolsa diaria de hoy he encontrado, de regalo, una bolsita de anaranjada patatilla “cheetos” neozelandesa. Qué placer tan indescriptible.

Hoy en Huk DJ seré yo el que salga de la cabina para hacer una petición al gran DJ Eolo. La canción que quiero que me ponga es: Déjame ir contigo, viento, (no, déjame ir contra ti, viento) de Extrechinato y tú. Ahí lo dejo…

Buenas noches desde Financial Crisis en 50º49S, 64º 38W- SOG: 7.4 Kts – C.O.G: 64º – TWS: 37 Kts. Configuración vélica: 3 rizos en la mayor y trinqueta.

No quiero despedirme de tierras chilenas sin hacer un in Memoriam a Felipe Cubillos, segundo en la anterior y primera Global Ocean Race. Ojalá este aventurero chileno descanse en paz en algún lugar del Océano.

26 février

Chutes libres et courrant contraire.

Un jour horrible. Le pire depuis le début de ce tour du monde, mais j’avoue que ma mémoire est très sélective. Je suis de mauvaise humeur, découragé et je n’entrevois pas la fin de cette épreuve sadique.  Comme les fonds sont hauts, les vagues sont courtes, très courtes. Les quelques 45 nœuds de vent ont levé des parois d’eau contre lesquelles nous nous écrasons constamment. Je suis arrivé à compter trois secondes de chute libre, ce qui provoque un atterrissage épouvantable. Je sens le bateau qui se plie en deux de la poupe à la proue, le gréement qui se distend, et le bulbe de la quille qui joue sa partie en solitaire. Quand tout l’ensemble reprend sa place, le bateau s’étire, lance un crachat, et nous ignore. J’ai appris à être un type pacifique, ma profession l’exige, mais en ce moment je voir revenir de vieux fantasmes qui me donnent envie de crier, d’envoyer des coups de pieds, de m’arracher des cheveux et de dire des horreurs. … Enfin, n’importe quoi pour maquiller la vérité et éviter de regarder les choses en face: nous en avons encore pour un bon moment comme ça…. Nous allons très lentement. Entre les chutes libres et les courants contraires, il y a eu un moment où notre vitesse s’est réduite à quelques misérables 4 nœuds. Le comble, c’est qu’on ne fait même pas route directe, ce qui rend notre CMG (vitesse au but) encore plus insignifiante. 1000 milles qui hier paraissaient faisables, sont devenues aujourd’hui un défi. Bon, d’accord, je suis là parce que je l’ai voulu: le mauvais me fait apprécier le moins mauvais, mais je n’avais pas vraiment besoin de tant d’exemples.

Tout au moins nous sommes entrés dans les eaux argentines, patrie de quelques uns de mes amis qui vont veiller sur nous jusqu’à l’arrivée. Actuellement nous sommes à équidistance du continent et d’un  douloureux souvenir belliqueux:

Les Îles Falkland ou Malouines.

Comme je sais bien que pour l’heure on ne peut pas échapper au près, je ne regarde la météo que pour savoir comment m’habiller pour dormir: si on prévoit que le vent va forcir et qu’un changement de voiles est imminent, je ne me déshabille pas. Et si, comme aujourd’hui, on doit sortir à toute vitesse, je garde le ciré et les bottes, et comme ça je suis bien sûr de dormir au froid et mal à l’aise.

J’étais si fatigué que je n’ai même pas réagi en entendant Marco essayer de démarrer le générateur une bonne centaine de fois. Nous n’avons plus beaucoup de combustible, ce qui ajouté à la gite ne facilite pas le démarrage. Dans les conditions actuelles il est impensable de se servir de l’hydro générateur. Et le timide rayon de soleil qui sort à peine de loin en loin ne risque pas de charger nos batteries avec les plaques solaires.

Naviguer en solo ou en duo, ça change énormément la manière dont on envisage les périodes de sommeil. Quand je navigue en solitaire j’ai toujours une oreille aux aguets, comme un chien. Tout signal peut avoir son importance, tant au niveau sécurité que performances en régate. En double, au contraire, si on sait que le coéquipier contrôle la situation, et s’il ne nous réveille pas, il faut chercher à se reposer un maximum. Il est essentiel d’essayer de s’abstraire de tous ces bruits et de dormir le plus efficacement possible.

Si nous comparons les milles qui nous restent avec un tour d’Espagne à la voile, nous serions aujourd’hui à Vigo, à très approximativement 1000 milles de Barcelone.

On dit que tous les grands cuisiniers ont un vice alimentaire inavouable. Généralement quelque chose d’infâme, résultant de la plus grande concentration de produits chimiques. Je me risque à avouer le  mien: j’ai presque pleuré de joie quand j’ai ouvert le paquet de nourriture de chaque jour, en y trouvant un sachet de ces espèces de chips oranges, des “cheetos” néozélandaises. Quel plaisir indescriptible.

Aujourd’hui chez Huk DJ c’est moi qui vais sortir de la cabine pour demander au grand DJ ÉOLE cette chanson: DEJAME IR CONTIGO, VIENTO (plutôt: laisse moi aller contre toi, oh vent!) par Extrechinato y tú.

Bonne nuit à bord du Financial Crisis par 50º49S 64º 38W SOG: 7.4 Kts C.O.G: 64 TWS: 37 Kts. Configuration des voiles: 3 ris sur la grand voile et trinquette.

Je ne veux pas quitter les terres chiliennes sans un souvenir ému pour Felipe Cubillos, deuxième dans la première Global Ocean Race. Qu’il soit permis à cet aventurier chilien de reposer en paix quelque part dans l’Océan.

Aserraderos…

25 Febrero.

Bordeamos Patagonia. Ojeamos la carta tierra adentro. Es zona de aserraderos;  uno, a 45 millas NW de Ushuaia me ha llamado la atención: Aserradero la Paciencia. ¿Cortarán la madera poco a poco y sin prisas (humor oceánico…) o se habrá parado el tiempo allí? En mi mente se entremezclan páginas de Álvaro Mutis y Gabriel García Márquez. ¿Cual de ellos hablaba de aserraderos?

¿Y si fuera solamente un nombre de ciudad ahora?

El olor a leña que ayer conseguí “descifrar”  me transportó a tierra firme. Por mucho que este barco sea mi lugar sé que somos animales terrestres y   inconscientemente nos atrae cualquier pedazo de roca magnética. Si ahora para nosotros tierra firme es la novedad, no me sorprendió este olor, más bien lo esperaba.   Supongo que estaba guardado en los confines de mi mente, bien amarrado a otros grandes momentos de mi vida. Exactamente igual que cuando, ya mayores nos transportamos a la cocina de nuestra infancia gracias a un olor que emana de un plato humeante. Es claramente “la magdalena” de Marcel Proust. Lo llamo el de-click.

Dejando de lado pequeñas y grandes magulladuras, golpes en la cabeza, perdida de dientes, cortes y demás habituales accidentes marítimos, me encuentro en plena forma. Seguramente habré perdido un poco de masa muscular, lo noto en alguna maniobra, pero podría ser peor. Ojalá algún día pueda estar más entrenado en este aspecto e incluso monitorizado durante mis travesías. Me gusta el esfuerzo y la seriedad, y como las mismas regatas oceánicas son mis entrenos, pienso: no hay que desaprovecharlas.

Nos quedan aproximadamente las mismas millas que una vuelta a España; será a partir de ahora nuestro referente hasta la llegada. Supongamos que estuviésemos en San Juan de Luz ; llegaríamos a tiempo para cenar esta noche en Santander…

Como buen chef al cargo de este famoso restaurante flotante, estoy cuidando mi línea: el frío va a acabar y si sigo engullendo tanto como en los mares del Sur, tendría que empezar a correr el mismo día de la llegada (eso si mis piernas me aguanta, cosa que dudo…).  Por suerte hemos acabado ya las galletas y mis tés nocturnos ya no van “custodiados”. Por el contrario, mi socio esta comiendo como un pajarillo. Hemos invertido los papeles respecto a la pasada etapa, y más de una vez me he sorprendido escarbando en la despensa en busca de algo que no se había zampado.

Y como es fin de semana, mucha gente piensa en musiquita. Hoy será un poco más marchoso que de costumbre: un remember para los más desconectados. Pedidle al DJ de vuestro bar de confianza el nº1 oceánico de hoy. Si no sabe cual es, desconfiad, pero decidle que hoy es Memories de Netzwerk. Si sigue sin entender de que estáis hablando, gritad más fuerte o cambiad de garito!

Buenas noches desde Financial Crisis en 52º 48 S, 63º 44W – S.O.G: 5.8 Kts C.O.G: 340º – TWS: 13 Kts. Configuración vélica: mayor entera y solent. Hoy me gustaría despedirme con un homenaje al resto de regatistas españoles que han pasado los 3 grandes cabos en regata con tripulación al completo. ¡También han sido ejemplo e inspiración para mi!

Hoy seré brève… suivi de la traduction française

24 febrero

Seré breve: me toca disfrutar… Después de una trabajada noche con encalmadas y repentinos chubascos que nos tumbaban, se hizo de día. Grandioso.

Estamos pasando por las montañas nevadas y los glaciares de Tierra de Fuego. Es absolutamente espectacular. Aunque sigan siendo parajes desoladores: ¡qué contraste con la inmensidad del mar!

Nos custodian miles de albatros que en grupos, nos indican el camino. Intento fotografiar uno de cerca, no hay manera…

En breve nos vamos a adentrar en el estrecho de Le Maire y dejaremos la Isla de los Estados a estribor. Por aquí solo es posible pasar cuando la meteorología acompaña, como ahora. Si no, por fuera…

Para posicionarnos bien ante los vientos y la corriente, estamos trasluchando constantemente, razón por la cual no puedo dedicar mucho tiempo a escribir.

He charlado unos minutos por radio VHF con un barco de pesca, con capitán Vigues…  Ha sido genial hablar castellano por primera vez en un mes… Y en los confines del mundo. Me ha comentado que hicimos bien en no pasar Hornos hace dos días. Según él fue inhumano. Imposible pescar en su enorme pesquero. No hubiésemos pasado.

Nos quedan alrededor de 1250 millas, la misma distancia que de la isla de Madeira a las Islas de Cabo Verde, ambas de habla portuguesa.

Hoy el B(Hug)llí estaba a tope de pájaros comensales, muy ruidosos, por cierto, y nuestra comida ha sido frugal: un simple liofilizado: tartiflette Savoyarde. Como estaba bien seca un rio de aceite de oliva la ha convertido en mel d’abella! Energía suficiente para volver al trabajo, eso si, con un puñado de pasas en la mano…

Mi Ipod empieza a fallar, ha caido al agua dos veces en dos días así que no tentemos al destino, no busquemos más, y otorguemos el nº1 a “Fallen Angel”, Alphaville. Magnífica, pero ayer dejamos el listón demasiado alto.

Buenas noches desde “Financial Crisis”, en 54º59S, 65º12W, con toda América Latina, Central y Norteamérica sobre nuestra cabeza, según muestra la cartografia. ¡Como se caiga nos hará un chichón!

S.O.G: 7.8 knts – c.o.g: 15º – T.W.S: 13 Kts. Configuración vélica: mayor entera y A6 (desgraciadamente..)

 

24 février

Je serai bref: j’ai gagné le droit de souffler un peu… Après une nuit de travail avec des calmes suivis d’averses soudaines qui couchaient le bateau, le jour a fini par se lever. Grandiose.

Nous sommes en train de passer près des montagnes enneigées et des glaciers de la Terre de Feu. Paysages absolument spectaculaires, malgré leur désolation. Quel contraste avec l’immensité de la mer.

Ce sont des milliers d’albatros, en groupe, qui nous surveillent et nous indiquent le chemin. Pas moyen d’en photographier un de près, malgré mes tentatives.

Bientôt nous allons entrer dans le détroit de Le Maire et nous laisserons l’île des États à tribord. On peut seulement l’enfiler quand la météo le permet, comme c’est le cas aujourd’hui. Sinon, on passe par l’extérieur…

Pour bien nous placer par rapport aux vents et aux courants, nous empannons constamment, ce qui ne me laisse guère le temps d’écrire…

J’ai pu parler quelques minutes par VHF avec un bateau de pêche, avec le capitaine Vigues…  Génial de parler Espagnol pour la première fois depuis un mois…  en étant au bout du monde. Il m’a commenté que nous avons bien fait de ne pas passer le Horn deux jours auparavant, selon lui les conditions y étaient épouvantables. Impensable pour lui de pêcher avec son énorme bateau de pêche. Nous n’aurions pas pu passer..

Il nous reste environ 1250 milles, la même distance que celle qui sépare l’île de Madère de celles du Cap Vert, toutes deux de langue portugaise.

Aujourd’hui le B(Hug)llí était rempli d’oiseaux invités, très bruyants, et notre repas a été frugal, un simple lyophilisé: tartiflette Savoyarde. Comme elle était un peu sèche, un filet d’huile d’olive l’a transformée en délices des dieux. Un apport suffisant d’énergie pour reprendre le travail, avec quand même une poignée de raisins secs dans la main.

Mon Ipod a commencé à débloquer, il est tombé dans l’eau deux fois en deux jours, alors ne tentons pas la chance, ne cherchons pas plus, nous décernerons le 1º prix à “Fallen Angel”, Alphaville. Superbe, mais le niveau de hier était très haut.

Bonne nuit à bord du “Financial Crisis”, par 54º59S, 65º12W, avec toute l’Amérique latine, l’Amérique Centrale et l’Amérique du Nord au dessus de notre tête, comme le montrent bien les cartes. Si ça nous tombe dessus ça va faire mal au crâne.

S.O.G: 7.8 knts – c.o.g: 15º – T.W.S: 13 Kts. Configuration des voiles : grand voile haute et A6 (hélas..)

¡CABO DE HORNOS! suivi de la traduction française

23 Febrero

¡Por fin hemos pasado el Gran Cabo! Ahora soy digno de ponerme un aro de oro en la oreja izquierda y orinar a contraviento!

No es un vulgar reto en medio de una lista y que ahora tacharía; respeto los elementos, no los considero domados, y menos Cabo de Hornos. Simplemente nos ha dejado pasar. Llegar aquí no ha sido nada fácil, hemos sorteado problemas financieros y barreras naturales, pero cuando miro atrás no me arrepiento de nada. Hace unas horas hemos sufrido la última prueba: timonear de noche entre espuma,  rompientes y 50/60 nudos de viento que hacian volar horizontalmente granizo y copos de nieve, alternativamente… La nieve es bella, el granizo a 100km/h en la cara, duele…

Si tengo que pedir un deseo, que esto no acabe aquí, que sea la primera vez de muchas, que Cabo de Hornos llegue a ser un amigo para mí. Quizá la próxima vez pueda divisar su temida belleza de cerca.

Lo fundamental, lo que no puedo olvidar, lo que me llena el corazón y el espíritu, es que estoy cumpliendo con mis sueños y mis metas: explorar nuestro mundo y mi mundo interior.

Hemos dicho adiós al Océano Pacífico. Se acaban nuestras singladuras por los Océanos del Gran Sur. Volvemos a mares conocidos, volvemos a casa. A partir de ahora, tengo el honor de pertenecer al grupo de españoles que han franqueado los tres grandes cabos (Buena Esperanza, Leewin y Hornos) en una misma competición,  sea en solitario o A Dos. Quiero rendir homenaje a ellos que me han abierto el camino. Soy el benjamín y ocuparía, creo, la decimoquinta “plaza” de la lista. Estoy orgulloso de unir mi nombre a los de Albert Bargues, Unai Basurko, Anna Corbella, Xabi Fernandez, Gerard Marín, Iker Martinez, Jaume Mumbrú, Alex Pella, Toño Piris, Pepe Ribes, Pachi Rivero, Cali Sanmarti, Bubi Sansó y el gran José Luis de Ugarte.(Espero no olvidar a nadie).

Hoy quedan apenas unas millas para la llegada, un poco más que la distancia marítima entre Palma de Mallorca y la Isla de la Palma, en Canarias. (Nuestra distancia a meta me parece poca, pero salir ahora hacia el Archipiélago Canario me daría bastante pereza.)

En los momentos de batalla no se piensa en comer. El “Bulliornos” ha cerrado para disfrutar él también del momento. Un poco de chocolate ha hecho perfectamente su función alimentaria… (Ahora tengo que tener más cuidado con mi higiene bucal. Tener un pedazo de diente roto lo hace vulnerable, así que a cepillarse constantemente los dientes…)

Por fin toca la canción más especial de esta etapa. Deseaba  soplarla a los cuatro vientos desde que salimos de Wellington, pero no, su momento ya estaba escrito. Su futuro era Cabo de Hornos. Se llama “Aparejo de fortuna”,  de Los Fletchers. Su mensaje es claro: pocas veces en la vida sopla el viento a nuestro favor. Homenajea la perseverancia y la determinación. He tenido el honor de ser el protagonista indirecto de algunas de las imágenes que aparecen en el videoclip. Fueron grabadas en la pasada etapa, durante una dura ceñida. No he podido ver el resultado final. Vosotros que beneficiáis de un internet más decente que el de a bordo disfrutad del clip tanto como yo estoy disfrutando de la canción en mi reproductor. Si tenéis la oportunidad, no valen las excusas, id a verlos. Son toda una experiencia en directo…

Y aquí el videoclip: http://youtu.be/JrasUl6iafA

Gracias José Luis (Joe), José, Antonio y Daniel.

Buenas noches desde Financial Crisis en 56º34S, 66g55W –  S.O.G: 10kTS C.O.G: 51º.

Me gustaría despedirme agradeciendo a los que me permiten estar aquí, familia, amigos, donantes… Pero sobretodo quiero homenajear a Marco Nannini por haberme dado la oportunidad de ser su compañero de aventuras…

23 février

Nous avons enfin doublé le Grand Cap! Maintenant je suis digne de porter une boucle en or à l’oreille gauche et d’uriner contre le vent!

Ce n’est pas comme un vulgaire défi qu’il suffirait maintenant de rayer de ma liste: j’ai du respect pour les éléments, et je n’ai pas la sensation de les avoir “domptés”, et surtout pas le Cap Horn. Disons simplement qu’il nous a laissé passer. Arriver jusqu’ici n’a pas été facile, nous avons jonglé avec les problèmes financiers et esquivé les barrières naturelles, mais quand je regarde en arrière je ne regrette rien. Il y a quelques heures nous avons subi la dernière épreuve: barrer de nuit au milieu de l’écume, des déferlantes et 50 à 60 nœuds de vent qui faisaient voler horizontalement la grêle et les copeaux de neige, alternativement. La neige était belle, les grêlons à 100km/h dans la figure ça fait mal….

S’il faut que je fasse un vœu, ce serait que ça ne s’arrête pas là, que ce soit la première fois de beaucoup, que le Cap Horn devienne un ami pour moi. Et peut-être que la prochaine fois je pourrai voir de plus près son effrayante beauté.

L’important, ce que je ne peux pas oublier, ce qui remplit mon cœur et mon esprit, c’est que je suis en train d’accomplir mon rêve et l’un de mes buts: explorer notre monde et mon monde intérieur.

Nous avons dit au revoir à l’Océan Pacifique. Notre navigation sur les océans du grand Sud se terminent. Nous retrouvons des mers connues, nous rentrons à la maison. À partir de maintenant, j’ai l’honneur d’appartenir au groupe des Espagnols qui ont doublé les trois grands caps (Bonne Esperance, Leewin y Horn) au cours de la même compétition, qu’elle soit en solitaire ou à deux. Je veux rendre hommage à ceux qui m’ont ouvert le chemin. Je suis le benjamin et je dois être le quinzième je crois. Je suis fier d’unir mon nom à ceux de: Albert Bargues, Unai Basurko, Anna Corbella, Xabi Fernandez, Gerard Marín, Iker Martinez, Jaume Mumbrú, Alex Pella, Toño Piris, Pepe Ribes, Pachi Rivero, Cali Sanmarti, Bubi Sansó et le grand José Luis de Ugarte.(J’espère n’oublier personne).

Aujourd’hui il reste à peine quelques milles pour l’arrivée. Un peu plus que la distance par mer de Palma de Majorque à l’île de la Palma, aux Canaries. (Notre distance au but me parait courte, mais s’il fallait maintenant partir pour l’archipel canarien…..)

Pendant la bataille on ne pense pas à manger. Le “Bulliornos” a fermé pour profiter du moment. Un peu de chocolat a rempli pleinement sa fonction alimentaire… (Maintenant il faut que je fasse beaucoup plus attention à mon hygiène dentaire. Avoir une dent à demi cassée la rend plus vulnérable, alors brossage de dents fréquents.)

Et enfin est arrivé le jour de la chanson la plus spéciale de toute cette étape. Je désirais la souffler à tous les vents depuis que nous avons quitté Wellington mais son moment n’était pas encore venu. Son destin c’était le Cap Horn. Elle s’appelle “Aparejo de fortuna”,  de Los Fletchers. Son message est clair: dans la vie le vent souffle rarement en notre faveur. Elle rend hommage à la persévérance et la détermination. J’ai eu l’honneur de filmer certaines des images du vidéoclip. Elles ont été prises pendant la dernière étape, au cours d’une remontée au vent particulièrement dure. Je n’ai pas pu voir le résultat final. Vous qui avez un internet plus décent que celui que nous avons à bord, regardez le clip avec autant de plaisir que je l’écoute dans mon reproducteur. Si vous en avez l’occasion, pas d’excuses, allez les voir. En direct c’est toute une expérience.

Et voici le vidéoclip: http://youtu.be/JrasUl6iafA Merci José Luis (Joe), José, Antonio y Daniel.

Bonne nuit à bord du Financial Crisis par 56º34S, 66g55W –  S.O.G: 10kTS C.O.G: 51º.

Mañana debería ser el gran día…

22 de Febrero.

Buenas y malas noticias a bordo de Financial Crisis. La buena es que hemos abandonado la capa (heaving to en ingles) y hacemos ruta hacia Cabo de Hornos. Todavía estamos en el sector frente frío de la borrasca y nos lo tomamos con calma. ¡Acabo de salir fuera y me han pillado 60 nudos y nieve! Creemos que el timing es perfecto y si ahora vivimos la parte fuerte, cuando lleguemos a Cabo de Hornos esperamos hayan desaparecido las enormes olas y las fuertes rachas. Tenerlas donde estamos ahora no nos asusta.

La nota negativa de hoy es que me he roto un diente. El incisivo  izquierdo, creo. Quedó tocado en mi lucha sobre el ring versus el cabreado enrollador del código 5.  Al tener unas molestías me he pasado el hilo dental y cuando estiré un trozo de diente se ha desprendido. Voy a dejarlo bajo el saco de dormir, a ver si el ratoncito Perez me trae un regalo. Pensándolo bien solo quiero un diente nuevo. No se nota demasiado, puedo disimularlo, pero se acabó el sonreir en las fotos! Será una buena anécdota para contar a los nietos. Que no quepa ninguna duda que la magnificaré…

Mañana debería ser el gran día. Nuestra hora estimada de paso del Cabo de Hornos será entre las 18 y las 24 UTC. No sabemos si lo pasaremos de día, de noche, cerca o lejos. Supongo que enviaré el blog después : quizá se publique más tarde de lo normal. La dirección de regata ha decidido “plotearnos” en el mapa de posiciones cada hora: desde tierra se puede vivir exactamente el momento de paso. ¿Emocionante, no? ¡Pero no tanto como a bordo!

Quedan 1600 millas, aproximadamente una primera etapa de la Transat650. Serán duras pero como dije hace unos días nos vamos acercando al calorcito… Los calcetines secos hacen la vida mas sencilla.

Ayer descubrí algo que quiero en mi despensa a partir de ahora: corned beef. Muy del país de Shakespeare, pero fantástico acompañado con noodles. Gracias a este invento fue una buena guardia… Le he dicho al pinche que lo apunte para la próxima vez. Gracias Marco y Ella por tan genial “descubrimiento”.

No me canso de soñar que cuando salga el sol la playa limpiará… No se me quita de la cabeza “Nunca Mais” de La Fuga. Una canción protesta para evitar todos los vertidos de fuel-oil en las costas. Hoy, será nuestro número 1…

Buenas noches desde Financial Crisis  en 57º28S, 75º32W – S.O.G: 11 Kts, C.O.G: 92º –  TWS: 26 kts. Mayor 3 rizos y trinqueta desde hace unos minutos…

A la capa… Suivi de la traduction française

21 de Febrero.

Ya estamos a la capa. Se trata de parar el barco, pero manteniendo un buen ángulo con las olas: no quedarse atravesado para no volcar una y otra vez. Esta configuración implica tener poca superficie velica, pero la suficiente para conservar cierta capacidad de maniobra frente al peligro. Ahora estamos con 4 rizos en la mayor (parece de risa) y tormentín cazado a la contra. Esto y atar el timón del lado contrario hace que el barco  vaya corrigiendo su rumbo por sí solo. Lento pero eficaz.

Se le hace extraño al regatista que busca siempre ganar la mínima centésima de velocidad, intentar hallar una combinación para frenar al máximo su avance. Sobretodo ahora, con poco viento…

¿Porqué todo este show? Para anticiparnos . Una borrasca se está fortaleciendo  en la península Antártica. Nos va a proporcionar vientos de mas de 60 nudos. Nosotros estamos del lado más inestable e imprevisible de este ciclón. Normalmente la solución es correr el temporal, a unos 150-170 grados del viento real; el barco no sufre demasiado. En nuestro caso es imposible: hay una tierra a sotavento. Por lo tanto nos conviene más esperar ahora, cuando las condiciones son manejables. En cuanto lo más grueso llegue, (y va a ser muy duro), correremos el temporal. Nuestra posición actual debería dejarnos espacio suficiente. No es una táctica para evitar lo gordo, esto es casi imposible.  Simplemente es  conservar cierto margen de error y actuación.

Si decidiésemos continuar, la tierra que tendríamos a sotavento es la Tierra del Fuego, el Sur de la Patagonia y el Cabo de Hornos. Si Cabo de Hornos huele a aventura y libertad, asusta al más aguerrido de los marinos. No se han hundido allí centenares de barcos por casualidad. Y si no son más es porque en la actualidad casi solo lo doblan los barcos de competición.

El director de la GOR, Josh Hall, (lo ha pasado 3 veces en regata), y Nick Legatt (5 veces) nos comentaban via email de carácter urgente que, en caso de fuertes depresiones en la zona hay que tener estos puntos en cuenta:

-Las olas cruzadas que se forman al iniciarse la plataforma continental, bastante antes de llegar a Hornos, son hunde-barcos.

-Las corrientes son violentísimas: no siempre uno va adonde quiere.

-El viento se refuerza por lo menos en un 30%.

-Cerca de tierra las rompientes no nos darían cuartel.

-Los acantilados son altísimos y abruptos. Causan los llamados Williwaws, que soplan ladera abajo con radicales cambios de dirección intensificando aún más el caos reinante.

Por todo estos motivos, creemos que no es un sitio para estar con 80 nudos de viento.

Los navegantes oceánicos vivimos aventuras poco comunes y afrontamos lo imprevisto cuando la situacíón lo requiere.  Pero llegado el momento en que piensas, aunque sea solo una vez, que puedes poner en riesgo tu vida y las de tus rescatadores, y que se puede evitar, no lo dudes. No tenemos nada que ganar y mucho que perder. Se llama “seamanship”, o arte de navegar.

A buen entendedor pocas palabras bastan.

No nos hemos movido demasiado comparado a ayer, pero como hoy Cabo de Hornos está a la orden del día nos quedan como cuatro idas y venidas a Hornos para igualar el número de millas para la llegada. ¡No es tanto, pero espero no sea un camino tortuoso!

Esta noche necesitábamos una dosis extra de moral. Los dos cocineros decidimos darnos un descanso y abrir una sabrosa lata de buey, guardada para estas ocasiones. Es para compartir, sabe a poco. La fusioné con pasta (fideos chinos, lo habeis adivinado) y Marco con puré de patata.  ¿Mi opción era la mejor, verdad?

“Agua”, de Jarabe de palo, se ha impuesto hoy ante sus rivales; es el número 1 de hoy. Me aficioné al grupo cuando viajábamos a campeonatos nacionales de optimist. Poníamos el cassete una y otra vez en la furgoneta durante los viajes. Tofol y Sebas, nuestros entrenadores, debían acabar bien mareados… ¡Que paciencia, por Dios!

Buenas noches desde Financial Crisis en 57º 49S, 78º48W –  S.O.G: 2.3 kts – COG: 349º –  TWS:  20 Kts (o sea tranquilísimo). Configuración vélica: mayor 4 rizos, tormentín. Pañuelo blanco en popa.

21 février

Nous sommes à la cape: c’est à dire qu’on cherche à arrêter le bateau, mais en maintenant un angle correct par rapport aux vagues. Il ne faut pas les recevoir de côté pour ne pas chavirer. Cette configuration consiste à être très peu toilés, mais quand même assez pour conserver une capacité de manoeuvre face au danger. En ce moment nous avons 4 ris sur la grand voile (on dirait un jouet) et le tourmentin bordé à contre. Avec la barre attachée dans l’autre sens, le bateau corrige son cap de lui même. C’est lent, mais efficace.

Quand on est en régate et que l’on cherche toujours à gagner le moindre centième de noeud, ça fait drôle de chercher à freiner notre vitesse au maximum. Surtout maintenant, avec très peu de vent.

Et pourquoi tout ça? pour anticiper : une tempête est en train de forcir dans l’Antarctique. Elle va nous amener des vents de plus de 60 noeuds. Et nous nous trouvons du côté le plus instable et imprévisible de ce cyclone. Normalement la solution c’est de fuir la tempête, à quelque 150-170 degrés du vent réel; le bateau ne souffre pas trop. Mais dans notre cas c’est impossible: nous avons une terre sous notre vent.

Donc la meilleure option c’est d’attendre maintenant, puisque les conditions sont encore manoeuvrables. Quand le gros temps va arriver (et ça va être très fort), on se mettra à fuir la tempête.  Notre position actuelle devrait nous laisser une marge de manoeuvre suffisante. Ce n’est donc pas une tactique pour éviter le gros, ce qui serait pratiquement impossible. Le but c’est simplement de  conserver une certaine marge d’erreur et d’action.

Si nous décidions d’aller de l’avant, la terre que nous aurions sous le vent serait la Terre de Feu , le sud de la Patagonie et le Cap Horn. Si Horn signifie Liberté pour beaucoup, il fait aussi trembler les plus aguerris des marins. Ce n’est pas par hasard que des centaines de bateaux ont coulé dans cette zone. Et si aujourd’hui ça arrive moins, c’est parce qu’il n’y a plus guère que les bateaux de compétition qui le doublent.

Le directeur de la GOR, Josh Hall, (qui l’a passé 3 fois en régate), et Nick Legatt (5 fois) nous ont commenté via email de caractère urgent que, en cas de forte  dépressions sur la zone il faut tenir en considération les points suivants:

-Les vagues croisées qui se forment au début de la plateforme continentale, assez longtemps avant d’arriver au cap Horn, sont des coule-bateaux.

-Les courants sont extrêmement violents. On ne va pas toujours où on veut.

-Le vent forcit au moins de 30%.

-Près de la terre les déferlantes ne nous laisseraient pas de répit.

-Les falaises sont très hautes et abruptes. Elles provoquent les fameux Williwaws, qui soufflent vers le bas avec de brusques changements de direction qui renforcent le chaos régnant.

Pour toutes ces raisons, nous croyons que ce n’est pas un endroit où se trouver avec 80 noeuds de vent .

Les navigateurs au large vivent des aventures peu communes et affrontent l’imprévu quand la situation l’exige. Mais s’il arrive un moment où l’on vient à penser, ne serait-ce qu’une seconde, que l’on va mettre sa vie et celle des secours en danger, alors il n’y a pas d’hésitation. Nous n’avons rien à gagner et tout à perdre. Ça s’appelle en anglais “seamanship”, l’art de naviguer.

À bon entendeur salut..

Nous avons peu avancé par rapport à hier, mais comme aujourd’hui le Cap Horn est à l’heure du jour, il nous reste environ 4 allers et retours à Horn pour que ça fasse le nombre de milles jusqu’à l’arrivée. Ce n’est pas énorme, mais j’espère que ce ne sera pas un chemin d’épines!

Bonne nuit à bord de Financial Crisis par 57º 49S, 78º48W –  S.O.G: 2.3 kts – COG: 349º –  TWS:  20 Kts (c.à.d. calme). Configuration des voiles: Grand voile  4 ris, tourmentin. Mouchoir blanc à la poupe.

Fuerte temporal en Cabo de Hornos. Suivi de la traduction française

21 Febrero

No ha sido una solución fácil, pero después de hablar con el comité de regatas y con Cessna Citation, nos hemos dado cuenta de que no podemos afrontar cabo de Hornos con vientos que llegarán a 80 nudos. Hablar del cabo de Hornos, es maravilloso, es romántico y apela a la libertad, pero no hay que olvidar que la fama que tiene es bien merecida.

Ya no hablamos de preservar el barco, que también. Estamos hablando de preservar la vida o cuanto menos nuestra integridad.
No sirve de nada hacer de machotes ahora: Al Océano le gustan los inconscientes. Ser marino significa saber gestionar el peligro: Nos jugamos mucho más que un resultado deportivo. Estamos en el peor sector de la borrasca y si  avanzamos más sera horrible. Hemos consensuado ganar Sur, y sobretodo hemos decidido que tenemos que ir muy lentos. Si aceleramos nos metemos en lo peor. Cuando lleguemos a la posicion que hemos estimado, quizá solo tengamos 60 nudos de viento y podremos correr el temporal. No podriamos correr el temporal con 80 nudos y con cabo de Hornos a sotavento.

Hemos invertido unas horas en amarinar el barco, revisar todo y no tener sorpresas.

21 Février

Ça n’a pas été une décision facile à prendre, mais après avoir parlé avec l’organisation de la course et avec Cessna Citation, nous avons compris que nous ne pourrions pas nous affronter au Cap Horn avec des vents qui atteindront 80 noeuds. Parler du Cap Horn c’est merveilleux, romantique, c’est comme parler de la liberté, mais il mérite la réputation qu’on lui a faite. Il ne s’agit plus seulement de préserver la bateau, mais notre vie, ou du moins notre intégrité. Ça ne sert à rien de jouer les matamores en ce moment : l’Océan aime les inconscients. Être bon marin, c’est savoir gérer le danger: c’est autre chose qu’un résultat sportif qui se joue. Nous sommes situés dans un secteur de tempête et avancer plus serait horrible. Nous avons donc pris la décision de gagner du sud, et surtout d’aller très lentement. Si nous accélérons ça serait pire. Quand nous atteindrons la position que nous estimons nous devrions n’avoir plus que 60 noeuds  et pouvoir fuir la tempête. Mais nous ne pourrions pas  le faire avec 80 noeuds, et le cap Horn sous le vent. Nous avons passé quelques heures à amariner le bateau, bien réviser tout pour ne pas avoir de mauvaises surprises.

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