GATO MOJADO SALADO suivi de la traduction française

30 de Diciembre.

Estoy escribiendo estas líneas sentado delante del notebook, pero a diferencia de otros días tengo la tetera, (único elemento de cocina que tenemos a bordo), entre las rodillas, solo para calentarme un poco. ¿Por qué?

Era mi turno de dormir y estaba confortablemente instalado en mi saco cuando me he despertado, notando el barco “raro”. Empiezo a conocer las necesidades del barco e incluso dormido (o durmiendo como diría Camilo Jose Cela…) me he dado cuenta que íbamos a tumbarnos y que éste no iba a recuperarse solo.  Solté con urgencia los cabos de la lona que mantiene nuestra posicion de dormir en barlovento.  Efectivamente, estábamos haciendo  un enorme “wipe out”. Al acostarme el viento era estable y me había quitado el traje de agua, pero como estaba cansado había mantenido las botas solidarias a mis pies.

Fuera, el panorama no era nada alentador. La boca del lobo. Oscuridad total. Casi no veía mis manos, solo el brillo de la espuma levantada por los 40 nudos,  comprobados en la pantalla de la electrónica.
Marco y yo nos empezamos a conocer y toda la maniobra de “recolocación” se desarrolló en silencio. Cuando el orden fue reestablecido, el barco de nuevo empezó a volar , botando encima de las olas. Éstas se resistían con furia cuando Financial Crisis las partía por la mitad. Estábamos montados en una sádica atracción de feria, mojada y con grandes baches.
Marco, sin poder soltar la caña me explicó:
“Estaba dentro haciéndome un café. Navegábamos rápido pero perfecto. De golpe han entrado 40 nudos y no me ha dado tiempo ni a tomar el segundo rizo.”
Yo: “Algo hay que hacer. Reduciré la mayor. Luego ya veremos.”
Acabé de tomar el rizo pero la cosa no calmaba. Sugerí bajar la trinqueta. Requería ir a proa: en un periquete me puse el chaleco salvavidas. Hoy más que nunca la seguridad es prioritaria a bordo, después del incidente de ayer en otro barco de la flota (……)
No tenía tiempo de ponerme el traje de agua. “Total, ya estoy algo mojado,” pensé. Craso error. Cuando llegué a proa trombas de agua me atravesaban y al instante ya no tenía ni un solo centímetro de mi cuerpo seco. Casi no podía abrir los ojos por la sal.
Financial Crisis sumergía su proa entre paquetes de agua que me desequilibraban. Solo me era posible bajar la vela a trozos y cuando el peligro se avecinaba me agarraba a lo que podía. Aun así las olas casi me pudieron varias veces.
Cuando la vela por fin estuvo asegurada en cubierta y volví al cockpit, tomé el tercer rizo de sopetón y es así como seguimos navegando ahora: código 5 y 3 rizos.

Me siento estupido. Suele pasar que, cuando falta poco para la llegada, te despistas, pierdes el control, tu rutina, tus manias. Estoy intentando en vano secar mi ropa. No tengo más recambios, mis botas están empapadas por dentro y nunca secarán. Por suerte la temperatura no es gélida pero, con tan poca ropa y mojada, tengo frío. Como explicaba he utilizado el remedio casero del té caliente. El resto del agua en la tetera y entre las piernas, a modo de brasero!

Hace unos minutos he tenido que salir de nuevo porque esta vez el barco ha trasluchado. He conseguido recuperarlo rápidamente sin mojarme demasiado. La proxima vez salgo desnudo, almenos no corro el riesgo de mojar aún más la poca ropa que llevo puesta. Cuando pille el saco de dormir, lo voy a partir en dos de lo comodo que estaré dentro.

A pesar de estos detalles estamos recuperando de nuevo millas a los grandes gurus de la vela oceánica: Campagne de France, BSL que han vuelto a quedarse encalmados. Están ya a menos de 250 y deberíamos seguir reduciendo, solo por el honor… “The Young
ones” como los llaman, han ganado merecidamente esta etapa cuando a nosotros nos quedan menos de 500 millas. Solo es una vuelta a las Baleares, lo acabo de comprobar. No está del todo mal para un barco de primera generación. En la primera etapa hubo mas de 1800 millas de diferencia entre el primero y el tercero.

Como comenté ayer, a bordo está escaseando de todo, menos, por supuesto, agua. Por lo tanto en esta recta final cambiaré la sección culinaria, lo que estamos comiendo, (que deprime y mucho), por lo que comeríamos. Marco esta durmiendo y juraría que esta soñando con un buen filete y una cerveza fria. Yo mataría por una coca de verduras, una “panada” o unos buenos “robiols de crema”.
Hemos guardado lo mejor de los restos para el menú de Año nuevo de esta noche…

Y como vamos a dar guerra hasta la línea de llegada, hoy quisiera despedirme con “7 nations army” de The White Stripes.

Buenas noches desde “Financial Crisis” en 42º24S, 165º21, planeando hasta 23 nudos, que cuanto más rapido vayamos, más Este ganemos.

Gracias a Miquel y Aina Ll. por vuestra ayuda.
Recuerdo: cuenta Paypal en http://www.hugoramon.com

 

 

30 décembre.

Comme un chat mouillé et salé

J’écris ces lignes assis devant mon notebook; contrairement à mon habitude j’ai la théière entre les genoux, (c’est le seul instrument de cuisine que nous possédons à bord), simplement pour me réchauffer un peu.

Je n’étais pas de quart et je profitais de mon sac de couchage lorsque j’ai senti le bateau un peu “bizarre”. Je commence à comprendre ses besoins et, même endormi, (Camilo José Cela aurait dit “en dormant”), j’ai compris que nous allions partir au tas et que le bateau n’allait pas s’en sortir tout seul. Je n’ai eu que le temps de rabaisser la toile à roulis qu’effectivement nous avons fait une énorme figure de style. Comme au moment de me coucher le vent était stable j’avais enlevé mon ciré, mais pas mes bottes.

Dehors le spectacle n’était pas encourageant. La gueule du loup. L’obscurité totale. Je voyais à peine mes mains et la phosphorescence de l’écume que soulevaient les 40 noeuds de vent- c’est ce que les cadrans indiquaient. Marco et moi nous commençons à bien nous connaître et la maneuvre de remise en route s’est  déroulée en silence. Une fois l’ordre rétabli le bateau a volé de nouveau en rebondissant sur la crête des vagues. Elles résistaient rageusement quand Financial Crisis les fendait en deux. Nous étions à bord d’une espèce de grand-roue liquide qui nous secouait avec sadisme.

Sans lacher la barre, Marco m’a expliqué:

-“J’étais à l’interieur en train de me faire un café. On allait vite mais bien. Et d’un coup sont rentrés 40 noeuds et je n’ai pas eu le temps de prendre un deuxième ris.”

Moi: “Il faut faire quelque chose. Je vais réduire de la toile. Après on verra.”

Même quand j’ai eu terminé de prendre le ris les choses ne se sont pas améliorées.  J’ai proposé de baisser la trinquette et pour ça il fallait aller à l’avant. J’ai enfilé en vitesse le gilet de sauvetage. Plus que jamais la sécurité à bord est prioritaire, après l’incident arrivé dans la journée de hier à un autre bateau de la flotte…. Pas pris le temps de passer le ciré. Au point où j’en suis, ai-je pensé…. Grosse erreur! Une fois à l’avant j’ai été transpercé par des trombes d’eau, pas un centimètre carré de mon corps épargné, les yeux à moitié fermés à cause du sel. La proue de Financial crisis s’enfonçait dans de grands paquets de mer qui à chaque instant me faisaient perdre l’équilibre. La voile je ne pouvais la baisser que petit à petit, quand le danger approchait je m’agrippais à ce que je  pouvais. A plusieurs reprises les vagues ont failli être les plus fortes.

Quand enfin la voile a été  bien assurée sur le pont, je suis retourné dans le cockpit, et j’ai pris le troisième ris en un tour de main. On navigue maintenant avec le code 5 et 3 ris.

Je me sens idiot. Fréquemment, à l’approche de l’arrivée, on est victime d’une distraction, on relache le contrôle, la routine, les habitudes. J’essaie sans succès de faire sécher mes habits. Je n’ai plus de rechanges, l’intérieur de mes bottes est trempé, ça n’a aucune chance de sécher. Heureusement le température n’est pas glaciale, mais avec si peu de vêtements sur le dos, qui plus est mouillés, j’ai froid. Comme je disais j’ai utilisé comme remède de grand-mère le thé bouillant. Le reste de l’eau dans la théière, celle-ci entre mes jambes, comme un brasero.

Il y a quelques minutes je suis ressorti parce que cette fois-ci le bateau partait au tas. J’ai pu vite le redresser sans trop me mouiller. La prochaine fois je sors tout nu, au moins comme ça ce que j’ai sur moi ne se trempera pas plus. Vivement le sac de couchage pour être bien douillet à l’intérieur.

Malgré ces minucies, on reprend à nouveau des milles aux grands gourous de la voile océanique: Campagne de France, et BSL, qui se retrouvent à nouveau empétolés. Ils sont à moins de 250 milles de nous et normalement on devrait réduire encore la distence, ne serait-ce que pour l’honneur…. Les “d’jeunes”, comme on les surnomme, ont gagné de façon méritée cette étape, quand il nous reste encore presque 500 milles. Ça correspond à peine à un tour des Baléares, je viens de le vérifier. Pas mal du tout pour un bateau de première génération. À la première étape, la différence entre le premier et le troisième a été de plus de 1800 milles.

Comme je disais hier, on commence à manquer de tout, sauf d’eau bien entendu. Donc dans cette fin d’étape au lieu de parler dans la rubrique culinaire de ce qu’on a mangé (trop déprimant), j’évoquerai ce qu’on aimerait bien manger. Marco est en train de dormir, et je parie qu’il rêve d’un bon steak et d’une bière fraiche. Moi je me damnerais pour une “coca” d’épinards, une “panada”(pâté à la viande) et des sablés à la crème. Nous avons gardé le meilleur des restes pour le menu du réveillon, ce soir.

Et comme on va se bagarrer jusqu’à la ligne d’arrivée, aujourd’hui je vais vous dire au revoir avec “7 nations army” de The White Stripes.

Bonne nuit du “Financial Crisis” à 42º24S, 165º21, en planning avec des pointes de 23 noeuds. Plus on avance vite, plus on gagnera de l’est..

Merci à Miquel y Aina Ll. pour votre aide..

Rappel: compte Paypal sur http://www.hugoramon.com

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Un pensamiento en “GATO MOJADO SALADO suivi de la traduction française

  1. Virginia Escalas dice:

    Último día del año 2011 Hiuk! Mi deseo es ser tan grande como tú! MI deseo es que llegues sano y salvo a casa. Mi deseo es ver a mi amigo Hugo Feliz. Mi deseo es que cumplas los tuyos. Mi deseo es el tuyo!

    feliz 2012 hiuk! se te echa de menos trasto!

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